Au hasard de mes ballades sur internet j’ai découvert SAEZ, jeune auteur- compositeur-interprète né en 1977 en Savoie.

Découvert car quand il a percé, dans les années 2000, j’étais passé complètement à côté dans la mesure où j’étais professionnellement et socialement très pris et que la musique ne faisait pas partie de mes préoccupations du moment. Et absent, sûrement, lors de ses 3 nominations aux Victoires de la Musique...

J'ai à peu près tout écouté de sa discographie, d'un bloc, et je ne vous cache pas que j'ai pris du plaisir...Saez, c'est intergénérationnel...

Ses textes transpirent la révolte – il n’aime pas le qualificatif d’engagé - (voir jeunesse, lève toi ou encore j’accuse dans le style de Zola) et sont quelquefois particulièrement crus (sexe, interdit d’antenne, ou encore défonçé, défonce moi…)

J'ai eu l'impression, en écoutant ses chansons, de revenir sur les barricades de 1968, une époque où l'on brandissait sa verve et sa morve, une époque où on s'arrogeait le droit de tout dire et tout faire...c'était il y a longtemps déjà...

J'aime à peu près tout, notamment j’veux qu’on baise sur ma tombe, véritable ode poétique à la fois dans la musique et dans les mots, même si le titre est un tant soit peu racoleur !

J'aurais aimé t'aimer comme on aime le soleil Te dire que le monde est beau et que c'est beau d'aimer J'aurais aimé t'écrire le plus beau des poèmes Et construire un empire juste pour ton sourire Devenir le soleil pour sécher tes sanglots et faire battre le ciel pour un futur plus beau Mais c'est plus fort que moi Tu vois je n'y peux rien Ce monde n'est pas pour moi Ce monde n'est pas le mien. A la lumière obscure je vous croise enfin oh Dieu que tu vous êtes beaux vous les seuls vous l’ultime Entre les hommes égalité Allez s’il vous plait donnons nous la main ne nous faisons plus attendre Il est temps de s'éteindre Il est temps de s'étreindre une dernière cigarette.

Son dernier album, intitulé Miami, sort ce mois-ci, je suis curieux et impatient de l'entendre...