A l'époque où je suis né, en tous cas dans les campagnes, il n'existait pas beaucoup de maternités et les naissances se faisaient souvent au domicile de la maman, qui était assistée par une « sage-femme » (tiens, il faudra que je me documente sur l'origine de ce nom, si quelqu'un le sait...)

Après avoir poussé mon premier cri, mon grand-père maternel – à ce moment-là encore l'esprit de famille existait et il n'était pas rare que 2 ou 3 générations vivent ensemble...- fût chargé d'aller à la mairie déclarer l'arrivée d' Emmanuel, charmant bébé de 4 kilos.

Accompagné de son cousin, qui fût aussi mon parrain, ils attelèrent « marinette », la jument, pour satisfaire à cette obligation...

Las, un cheval au pas, tirant une charrette, ça ne va pas très vite et le long du chemin, il existait quelques bistrots...

Il fallait bien quand même fêter ça !

Arrivés à la mairie les deux compères, passablement éméchés, ne se rappelèrent plus du prénom à déclarer, se souvenant très vaguement qu'il finissait par ...el .

Et c'est comme ça, qu'au lieu de se prénommer Emmanuel, votre serviteur se prénomme Joël !

Honnêtement, je pense que ça n'a pas révolutionné ma vie !

Par contre, et sans qu'il y ait de relation, mon petit-fils s'appelle Pierre, comme mon grand-père...

Et même si vous n'avez rien à fêter, prenez un bon verre, installez-vous tranquillement dans votre fauteuil, vous êtes au piano-bar, vous écoutez un autre Joël (Billy)...dégustez...et trinquons à notre santé !