Quand j'étais gamin, nous allions l'été, en famille, en vacances à Saillagouse, dans un camp de toile de Sud-Aviation, devenu Aérospatiale puis Matra-Aérospatiale au fil du temps, aujourd'hui EADS...demain, je ne sais pas...

Ce coin de Cerdagne, niché au creux des Pyrénées, était un véritable espace de liberté pour moi et je me souviens encore, en vrac, des longues randonnées vers le Carlit ou les Bouillouses, du petit train jaune , des fours solaires d'Odeillo et de Mont-Louis et...de mes premiers émois d'adolescent...

Il y avait aussi, juste à coté, un gros village qu'on appelait « l'enclave de Llivia ».

L'Espagne sans l'être, les chemins caillouteux qui y menaient, l'étrange odeur mêlée de bouse de vache et de tourron, qu'il me semble encore sentir, l'onctuosité des glaces, le sentiment jubilatoire qu'on transgressait la Loi en passant la frontière par les champs...

Llivia existe toujours, ni française ni vraiment espagnole, sûrement étonnée d'être encore là, traversée par une route « neutre », enclavée et figée dans son histoire ...

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