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Mes stats sur TOULOUSE

J'ai constaté, en regardant mes statistiques, qu'il y avait de plus en plus de toulousaings qui consultaient mon blog.

Normal, ils ont du comprendre que j'étais du « coing »!

Alors pour eux, et pour les autres aussi, j'ai recensé tous les billets où j'ai évoqué, en bien ou en mal, notre belle ville !

Le pouvoir con fisqué

Le musée LABIT

Les artisans d'art

Le graffiti et Toulouse

O Toulouse

Les poubelles du Tribunal

En 2050

Mon 21 septembre 2001

Mes sinistrés d'AZF

Hôpital de Rangueil

Panem et circenses...o tempora, o mores ?

Du pain et des jeux...Autres temps, autres moeurs ? Nous ne sommes pas à Rome, à l'époque de Néron ou Caligula, mais en France en 2007...

La politique est aussi un spectacle et le bon peuple est en haleine, qui va sortir vainqueur du débat : la belle ou la bête ?

Tous les ingrédients seront réunis mercredi pour participer à une belle empoignade.

D'abord la « pompa » sera présente, c'est-à-dire la parade qui précède les jeux, sauf qu'au lieu de voir animaux et gladiateurs en tenue d'apparat, on remarquera au premier rang tous les caciques des partis en présence et bien entendu quelques vedettes du show-biz souvent en mal de reconnaissance...

Ensuite les « magistri » ( les dompteurs) vont présenter les fauves : le plateau télé n'a rien à envier à l'arène et tout le monde fera le rapprochement entre d'une part les bêtes féroces et les candidats et d'autre part les magistri et les animateurs de l'émission (je vois trés bien PPDA avec une toge...)

"Ave Caesar, morituri te salutant !"

Vers midi, le spectacle s'interrompt : on déjeune et les spectateurs quittent leur place pour aller acheter un en-cas dans une des buvettes installées tout autour de l’amphithéâtre. Quelquefois, pour occuper l’entracte on propose des attractions, souvent des clowns qui parodient les vrais combats ou des démonstrations de virtuosité à l’escrime. A Rome.

Chez nous, en France, le spectacle continue sans interruption, à fleuret moucheté (pour ne pas dire que les clowns sont toujours en piste !) sauf si on s'est endormi devant le poste; au bout d'une heure toutefois on sera bien content d'aller chercher sa petite rôteuse : les émotions, ça donne toujours soif à défaut d'aiguiser l'appétit...

L'après-midi voit le combat des gladiateurs, professionnels ou non, qui, dit-on, doivent tous posséder une disposition naturelle à la violence pour espérer survivre aux premiers combats et préfèrent recevoir un coup que de l'esquiver lâchement... Cave canem !

Ah bon, il n'y a plus de ressemblance ?

Senèque a dit, dans ses Lettres à Lucilius, que « c’est dans l’arène que le gladiateur prend sa décision : son regard sait tirer un enseignement du visage de l’adversaire, d’un mouvement de sa main, de la position même de son corps. »

Ah bon, on s'y retrouve !

Le vainqueur du combat recevait à Rome une palme, une couronne ou des tas de cadeaux précieux, tandis que la mort du vaincu n'était pas la seule issue de la confrontation. Quand le vaincu semblait s'être énergiquement défendu, les spectateurs agitaient leurs « serviettes » (mappa), levaient un doigt en l'air et criaient : Mitte (renvoie-le).

Pas de laurier içi puisqu'il n'y aura pas encore de vainqueur, le peuple laissant un répit aux sondeurs et à la presse pour décider de leur sort.

Mais il n'y aura pas de troisième tour et il faudra un gagnant et un perdant et même si le vaincu se défend bien, il devra attendre 5 ans pour combattre à nouveau. Et faire sienne cette autre locution latine : Dum spiro, spero ,"Tant que je respire, j'espère"...

A moins que, sous la pression du public, la mise à mort soit plus rapide... Vae victis , malheur aux vaincus...

"Que la terre te soit légère" rappelent les épitaphes dédiées aux gladiateurs...Déjà, le troisième larron, grand perdant du premier tour, y est revenu, à la terre !