Relevé ce mois-ci dans une revue (en général sérieuse bien que branchée "Paris") consacrée aux Beaux Arts :

« …quant à l’avenir de la bulle actuelle les turbulences financières risquent de l’ébranler. Cependant beaucoup continuent de penser qu’elle n’explosera pas. Pour la bonne raison qu’avec l’arrivée constante de nouveaux entrants venus de Chine, de Géorgie, de Turquie ou d’ailleurs, il y a trop d’afflux d’argent vers le Marché de l’Art Contemporain. Mais aussi parce que la mode a profondément changée. Les gens qui réussissent ne veulent plus du Louis XV. Ils habitent des lofts et désirent du design et de l’art contemporain, l’équivalent du frigo qui faisait rêver les ménagères dans les années 1950 ! Le Marché va être sauvé par les murs. Car comme le disait un célèbre critique d’art : il faut nourrir les murs affamés… »

Qu'est ce qu'on peut lire comme âneries!

D’abord je ne m’étais pas aperçu, dans ma province, qu’il y avait une bulle . Ou alors c’est celle qui dans ma jeunesse correspondait au zéro…

Ravi aussi d’apprendre qu’il y aurait beaucoup d’acheteurs fortunés en provenance des pays de l’est et d’asie : venez venez dans ma Galerie à Toulouse mes bons amis, on vend du Koupetzian et des terre cuites chinoises! Histoire de vous reconstituer un patrimoine !

Quant à la comparaison avec le frigo, alors là oui c’est du grand art ! Sauf que le frigo avait un but alimentaire et qu’aujourd’hui mes clients pensent davantage à remplir le leur qu’à alimenter leurs murs. Bon, certaines chanteuses s'habillent bien de steaks...On a eu le dadaïsme, maintenant le gagaïsme, question d’époque.

Il est loin mon Pays chantait Nougaro, elle est loin la Capitale et ses galeries gavées…Nous, on se contente de gaver nos oies (celles du Gers mais aussi celles du Capitole !)